Quelles sont les particularités d'immatriculation (Kbis, SIREN, TVA) pour les startups du commerce intelligent ?


L'ère du tout numérique a profondément bouleversée notre société. Digitalisation des entreprises, développement de l'e-commerce, autant de projets innovants qui ont considérablement mis en avant les startups du commerce intelligent ces dernières années. Elles sont aujourd'hui au cœur de la croissance économique et seront amenées à se développer de plus en plus, dans un monde où le numérique devient d'année en année toujours plus indispensable. Mais, quelles sont les particularités de ces nouvelles sociétés ? Ont-elles une immatriculation différente au registre du commerce et des sociétés (RCS) ? Voici en détails comment fonctionnent les start up du commerce intelligent.

Qu'est-ce qu'une startup du commerce intelligent ?

Le Salon Conext, qui se tient régulièrement au Grand Palais de Lille, met à l'honneur les sociétés qui ont réussi à mettre en avant des concepts originaux et innovants. La plupart des startups du commerce intelligent ont intégré les nouvelles technologies à leurs stratégies pour en faire de nouvelles alliées dans la gestion de la relation client des entreprises. En effet, aujourd'hui les entreprises e-commerce tentent de prévoir et même d'anticiper les besoins de ses clients et de ses futurs prospects.

La prédiction

De nouvelles sociétés comme SmartBE utilisent habilement les data et autres données fournies par les réseaux sociaux ou par nos données de géolocalisation pour proposer aux clients une sélection de produits personnalisés. Ce nouveau type de commerce intelligent va même jusqu'à anticiper les achats de ses futurs clients. C'est devenu le nouveau défit des sites e-commerce actuels.

Les Chatbots

L'intelligence artificielle permet également aux sociétés de gagner du temps en simulant des conversations humaines par l'intermédiaire de messages automatisés et personnalisés. Cela permet donc d'améliorer considérablement le service client et d'accroître l'activité commerciale de l'entreprise avec des délais de réponse toujours plus rapide.

La réalité virtuelle s'invite au sein du commerce intelligent de demain

Lorsque l'on achète un produit en ligne, l'inconvénient majeur est qu'on ne peut pas le toucher ni le regarder sous toutes ses coutures. Ce qui peut décourager certains clients d'acheter en ligne. Mais, le commerce intelligent du futur veut contourner cette difficulté en proposant aux acheteurs la possibilité de voir le produit avant de l'acheter.

Cette technique est d'ailleurs largement utilisée dans les magasins qui vendent des matériaux de construction, afin d'aider leur clientèle à se projeter dans la conception de leur projet.

Améliorer l'expérience utilisateur

L'acheteur doit pouvoir trouver rapidement ce qu'il cherche. Les sites e-commerce doivent être faciles d'utilisation et ergonomiques. Ils doivent également être accessibles depuis un smartphone. Effectivement, aujourd'hui au moins 60 % des internautes naviguent presque exclusivement sur leur mobile. Il est donc primordial pour toute entreprise que son site Web soit visible et utilisable depuis le smartphone du client.

L'économie circulaire en plein développement

Avoir une conduite écoresponsable est aujourd'hui devenu une priorité pour beaucoup d'entre nous, c'est pourquoi les entreprises du commerce intelligent proposent de plus en plus des produits d'occasion afin de limiter au maximum le gaspillage.

Des sociétés au service de l'innovation numérique

Voici quelques exemples de startups qui ont participé à révolutionner le concept de l'e-commerce et qui sont régulièrement présentes au salon Conext de Lille :

- Webotit : cette société spécialisée dans l'intelligence artificielle des chatbots permet à une entreprise de répondre 24 h/ 24 à ses clients en ligne.

- Emersya : cette startup a développé un concept innovant qui permet aux clients de voir le modèle ou les produits qu'ils souhaitent acheter en image 3D ou de manière interactive.

- Vekia : Cette société a pour mission de développer des solutions innovantes pour prévoir et anticiper les achats des clients et ainsi permettre aux vendeurs de mieux gérer la quantité de leur stock, afin qu'ils évitent de se retrouver en situation de rupture de stock.

Création d'une startup liée au commerce intelligent : guide sur la marche à suivre

Pour toutes activités liées à des achats ou à des reventes de biens neufs ou d'occasion, il est nécessaire d'immatriculer son entreprise au registre du commerce et des sociétés. Cette démarche est obligatoire. Elle vous permettra entre autres d'obtenir un numéro SIREN et de pouvoir demander un extrait Kbis ou un extrait K (dans le cas d'une micro-entreprise). Ce document est notamment utile pour ouvrir un compte professionnel par exemple, mais aussi pour avoir le droit de générer des factures. L'extrait K ou Kbis constitue une véritable carte d'identité de votre société. Celui-ci rassemble des informations comme l'adresse du siège social de votre entreprise, son numéro SIREN, son nom de domaine, son statut juridique, etc.

Lorsque l'on crée une entreprise, il est également important de bien choisir le statut juridique de sa société. Il existe plusieurs statuts différents :

- l'entreprise individuelle,

- l'EIRL,

- l'EURL,

- SASU,

- SARL,

- Sas.

Tous ces différents statuts juridiques ont des caractéristiques bien distinctes, il est donc important de bien se renseigner sur chacun d'eux pour choisir le statut juridique le plus adapté en fonction de la situation de votre entreprise.

Enfin, il vous faudra aussi choisir un nom de domaine et vérifier auprès de l'INPI si celui-ci est disponible. Vous devrez ensuite envoyer votre dossier au registre du commerce et des sociétés pour être immatriculé au RCS et être ainsi totalement en règle avec la loi.

Existe-t-il des différences d'inscription au registre du commerce et des sociétés pour les startups du commerce intelligent ?

Si l'inscription au RCS est identique aux autres types d'entreprise, la partie un peu plus délicate concerne le taux de TVA auquel sont soumises ces entreprises. En effet, si l'entreprise vend ses produits localement, c'est-à-dire à des clients du même pays, le taux de TVA reste fixe.

Par contre, si l'entreprise vend ses produits à l'étranger. Le calcul devient plus complexe. En général, le taux de TVA appliqué sera alors celui du pays auquel appartient l'acheteur.

Le mieux lorsque l'on entreprend une activité commerciale en ligne à l'international est de s'entourer d'une équipe de professionnels compétents (comptables, juristes, avocats, etc.) qui sauront vous conseiller pour pouvoir rester dans la légalité quelle que soit votre situation.